Auto-interview par Jean-Robert Franco

Un parcours sensible.

Enfant unique solitaire j’ai toujours été enclin a la rêverie…les professeurs disaient « élève intelligent mais rêveur »…et ce n’était pas un compliment…

Avec mon premier appareil Kodak, vers 10 ans, j’essayais de capturer les nuages…mais aussi des scènes familieres et familiales.

Mes études en Californie m’ont permis de rencontrer de grands artistes de loin ou de plus près, généralement liés à la peinture californienne de l’époque, d’un réalisme graphique.

Mon retour a Nice, ma ville natale a été l’occasion de la revisiter photographiquement avec un œil américain.

Mon travail professionnel

A Paris à la fin des années 70s je me suis essayé a la photographie professionnelle en lointaine compagnie de mes aînés : Guy Bourdin, Jean-Loup Sieff, Helmut Newton, etc.

C’est en rejoignant plus tard dans les années 80s l’agence Viva que je découvrai le reportage, le vrai…mais mon travail, plutôt plasticien,  était déjà en décalage et je glissai progressivement vers le plaisir de la création.

Influence

J’ai eu quelques influences conscientes à l’époque de mes photographies de mode ; par la suite j’ai été influencé par les premiers photographes coloristes americains, puis j’ai developpé mon propre style dès les années 80s. Certains y verront une sensibilité partagée avec des peintres comme Édouard Hopper…je suis assez d’accord, mais je ne m’en suis rendu compte qu’après coup.

Mon style

Si je tentais de décrire mon style, ou plutôt ma démarche artistique,  je dirais, sur la forme, que je suis préoccupé consciemment ou inconsciemment par le graphisme, la composition qui inclut la résonance entre les couleurs. Pour le fond j’aime saisir tant les gens que les objets dans une sorte de « en soi » fait de formes et de couleurs, séparés de leur fonction ou de leur utilité, et quand il s’agit de personnes, je les voit plutôt comme des personnages (de films, de romans…) que comme des gens de la vie quotidienne réelle,  dans une attitude incertaine d’attente, de contemplation, de méditation, etc…d’où mon rapport avec Hopper sur le fond aussi.

Expositions et collections.

Je me réjouis que certaines de mes œuvres aient été acquises pour rejoindre des collections de musées ou des photothèques, comme la collection du Centre Georges Pompidou, la Bnf, certaines collections départementales etc.

Cependant ma plus grande joie est toujours de retrouver des amateurs et collectionneurs dans des galeries physiques de divers Pays, même si les ventes d’oeuvres via des plateformes virtuelles me permettent de toucher des collectionneurs de l’autre bout du monde que je n’aurais jamais rencontrés autrement.

Projets

Deux projets me tiennent à cœur :

  • Une exposition sur une thématique qui traverse la plus grande partie de mon travail et qui se nommerait « SOLITUDES » (Celle de l’enfant unique et rêveur que j’ai été ).
  • Une installation de mes photographies en grands formats sur le bord de mer à Nice, ma ville natale, de mon travail sur la Promenade des Anglais, de sorte à tendre un miroir aux promeneurs… et à m’être un accomplissement significatif.

Jean-Robert Franco

(Cf Wikipedia)